La secrétaire n’est pas celle que vous croyez

La secrétaire n’est pas celle que vous croyez

Loin d’être passive, « l’assistante est maître de son évolution et peut créer ses propres compétences pour se construire un poste à sa dimension.

Pour Jérôme Bonnet de Page Personnel, intérim et placement spécialisés, l’assistante nouvelle génération est tout le contraire d’un personnage soumis, voué à exécuter les ordres d’un dirigeant caractériel. Loin d’être passive, « l’assistante est maître de son évolution et peut créer ses propres compétences pour se construire un poste à sa dimension. Dans 80 % des cas, les entreprises demandent des personnes capables de se créer cette autonomie ». Bref, les managers, souvent débordés, attendent aujourd’hui de l’assistante qu’elle soit force de proposition et prennent des initiatives.

Les bac+ 4 font peur

Au-delà de ces qualités humaines, les candidates à un poste d’assistante doivent montrer des compétences bien précises. Les entreprises recrutent des débutantes au niveau bac + 2. Un BTS (secrétariat en alternance ou assistante de direction) est suffisant et il est censé garantir certaines aptitudes techniques. « Savoir taper correctement sur un clavier, maîtriser l’outil Internet ou certains logiciels comme PowerPoint est un minimum », précise Tanya Ireland (TM International).
Pour les diplômés « surdimensionnés » pour le poste, titrés bac + 4 ou 5, décrocher une place ne sera pas forcément plus facile. « Ce type de profil fait peur aux employeurs. Ils pensent à juste titre que la candidate va demander à évoluer rapidement. On ne recrute pas des assistantes pour qu’elles changent de poste au bout de quelques mois », prévient Nathalie Thierrée (TN Consulting).
Reste une condition sine qua non pour accéder au poste : une maîtrise parfaite de l’anglais. Difficile de se passer aujourd’hui de cette compétence.

Ne pas hésiter à partir en Angleterre pour étudier… l’anglais!

Pour les jeunes diplômées, ne pas être bilingue est un lourd handicap à surmonter. Selon Jérôme Bonnet, « maîtriser l’anglais est la clé d’entrée au poste. Surtout pour une société de dimension internationale dont l’image est en jeu ». Attention, inutile de tricher sur le niveau. Les recruteurs testent maintenant les candidates sur leurs aptitudes en entretien. « Si vous n’êtes pas à la hauteur, le mieux est d’aller travailler au moins six mois en Angleterre. C’est la méthode la plus efficace pour parler couramment, conseille Tanya Ireland (TM International). En plus, cette démarche est très appréciée sur un CV. Cela démontre une certaine ouverture d’esprit ».

Sources :
Le Figaro, Les Echos

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