Monthly Archives:janvier 2017

La secrétaire n’est pas celle que vous croyez

Loin d’être passive, « l’assistante est maître de son évolution et peut créer ses propres compétences pour se construire un poste à sa dimension.

Pour Jérôme Bonnet de Page Personnel, intérim et placement spécialisés, l’assistante nouvelle génération est tout le contraire d’un personnage soumis, voué à exécuter les ordres d’un dirigeant caractériel. Loin d’être passive, « l’assistante est maître de son évolution et peut créer ses propres compétences pour se construire un poste à sa dimension. Dans 80 % des cas, les entreprises demandent des personnes capables de se créer cette autonomie ». Bref, les managers, souvent débordés, attendent aujourd’hui de l’assistante qu’elle soit force de proposition et prennent des initiatives.

Les bac+ 4 font peur

Au-delà de ces qualités humaines, les candidates à un poste d’assistante doivent montrer des compétences bien précises. Les entreprises recrutent des débutantes au niveau bac + 2. Un BTS (secrétariat en alternance ou assistante de direction) est suffisant et il est censé garantir certaines aptitudes techniques. « Savoir taper correctement sur un clavier, maîtriser l’outil Internet ou certains logiciels comme PowerPoint est un minimum », précise Tanya Ireland (TM International).
Pour les diplômés « surdimensionnés » pour le poste, titrés bac + 4 ou 5, décrocher une place ne sera pas forcément plus facile. « Ce type de profil fait peur aux employeurs. Ils pensent à juste titre que la candidate va demander à évoluer rapidement. On ne recrute pas des assistantes pour qu’elles changent de poste au bout de quelques mois », prévient Nathalie Thierrée (TN Consulting).
Reste une condition sine qua non pour accéder au poste : une maîtrise parfaite de l’anglais. Difficile de se passer aujourd’hui de cette compétence.

Ne pas hésiter à partir en Angleterre pour étudier… l’anglais!

Pour les jeunes diplômées, ne pas être bilingue est un lourd handicap à surmonter. Selon Jérôme Bonnet, « maîtriser l’anglais est la clé d’entrée au poste. Surtout pour une société de dimension internationale dont l’image est en jeu ». Attention, inutile de tricher sur le niveau. Les recruteurs testent maintenant les candidates sur leurs aptitudes en entretien. « Si vous n’êtes pas à la hauteur, le mieux est d’aller travailler au moins six mois en Angleterre. C’est la méthode la plus efficace pour parler couramment, conseille Tanya Ireland (TM International). En plus, cette démarche est très appréciée sur un CV. Cela démontre une certaine ouverture d’esprit ».

Sources :
Le Figaro, Les Echos

La secrétaire au cinéma : une image bousculée

Sur grand écran, la secrétaire n’est plus cette femme bien sous tous rapports. Elle peut même être… inquiétante. Qu’on est loin de l’image d’Epinal !

Il faut se méfier de la secrétaire qui présente bien. Alors qu’il emmène sa femme à la maternité pour accoucher, Thomas (Malik Zidi) percute et tue un jeune homme sur la route. Neuf ans après, Marie-France, la mère de la victime, devient la collaboratrice du chauffard. Peu à peu, elle s’immisce dangereusement dans sa vie…
Parmi les atouts de ce film de genre, un scénario bien ficelé, un art consommé de l’ellipse qui ne nuit en rien à sa cohérence et le jeu aussi impeccable qu’implacable de Nathalie Baye.
Elle endosse le tailleur tiré à 4 épingles de cette mère amputée de son unique enfant et déterminée à assouvir sa vengeance, sans jamais verser dans la caricature. Elle réussit à nous faire frissonner sans éroder son capital sympathie. La musique est un personnage à part entière du film et accentue la tension.
Les réalisateurs, Christophe Ali et Nicolas Bonilauri, cultivent l’élégance de Marie-France, même dans l’extrême, avec des scènes de meurtres sèches.

Populaire

Dans le film « Populaire », Rose (Déborah François), décidée à échapper à son avenir de femme au foyer s’enfuit à Lisieux où elle rencontre Louis (Romain Duris) qui l’embauche en tant que secrétaire. Sur fond de compétition dactylographique, l’actrice parvient à être sexy en jupes midi colorées et chemisettes. Et surtout déterminée à prendre son destin en main.

Presque parfaite

Dans « Une assistante presque parfaite », Rachel a tout de la parfaite assistante, mais à force de travailler avec David, son patron, elle tombe amoureuse de lui. Rachel devient peu à peu obsédée par l’idée de fonder une famille avec David. Le problème? David a déjà une famille.
Un bémol cependant, aucun rebondissement majeur pour ce film globalement prévisible même si une question le hante : jusqu’où ira Rachel ? Mais l’image cliché de la secrétaire bien sous tout rapport vole en éclat et ça fait du bien ! Reste qu’au cinéma, comme dans les médias, mauvaise image ou bonne image, on s’intéresse peu au secrétaire. Mais n’appartient-il pas aux secrétaires de les solliciter et de leur renvoyer l’image qu’elles souhaitent donner d’elles-mêmes ?

Trois idées reçues sur les métiers de l’assistanat

Condamnés à une probable disparition, faciles à décrocher pour des diplômés, peu usagers des langues étrangères… les idées reçues sur les postes de secrétaires ou d’assistantes ont la vie dure.

Plus on est diplômée, plus on a de chances de décrocher un poste d’assistante

FAUX Pour les diplômés « surdimensionnés » pour le poste, titrés bac + 4 ou 5, décrocher une place ne sera pas forcément plus simple. « Ce type de profil fait peur aux employeurs. Ils pensent à juste titre que la candidate va demander à évoluer rapidement. On ne recrute pas des assistantes pour qu’elles changent de poste au bout de quelques mois », prévient Nathalie Thierrée (TN Consulting).

Ces emplois vont disparaître

FAUX Ce sont des métiers qui contribuent à la performance des organisations : entreprises, administrations et associations. Les nouvelles technologies ont permis de se débarrasser des tâches répétitives au profit de tâches centrées sur l’organisation. Les secrétaires font preuve de capacités d’adaptation qui les ont amenées à prendre davantage d’initiatives », explique Monique Jany, présidente de la Fédération française des métiers de l’assistanat et du secrétariat (FFMAS). Exit donc l’image d’Épinal de la secrétaire qui répond au téléphone, organise les réunions et prend des notes.

Pas besoin d’être un boss en langues

FAUX
Une excellente maîtrise langagière est d’abord requise : avoir une bonne élocution et s’exprimer clairement en français (la certification Voltaire est recommandée) et en anglais sont deux compétences incontournables. L’assistante est notamment garante de la qualité des écrits et de l’image de l’entreprise. « Cette personne a généralement un très gros impact sur le climat social, la cohésion des groupes, etc. Encore plus dans un monde numérique avec beaucoup de nomadisme
Sources
Le Progrès.fr, Le Figaro.fr