Monthly Archives:décembre 2016

Petit guide de survie pour passer Noël au bureau

Certains s’en frottent les mains à l’avance, d’autres les redoutent : les fêtes de Noël de fin d’année ne sont pas attendues par tout le monde de la même façon. Mais vous n’avez pas le choix ; impossible d’y couper. Conseils pour que la fête soit réussie.

Honorer l’invitation

Les fêtes de bureau sont une partie essentielle de la dynamique d’entreprise et ne pas répondre présent à cette invitation sera perçu comme une marque de respect. Et puis, ces fameuses sorties entre collègues sont une excellente façon de voir les gens que nous côtoyons au quotidien sous un jour nouveau. Vous sortez d’un congé de maternité ? Cette fête sera une excellente opportunité de reprendre contact et de savoir comment les choses ont évolué en votre absence.

Parler de tout sauf de boulot

Ce soir-là, on ne parle ni chiffres, ni objectifs. Ce cadre festif doit rester un moment de détente. Évitez d’énumérer vos doléances, de dénigrer un collègue ou de colporter les ragots. Privilégiez les sujets légers, culturels ou un peu plus personnels. Ce moment informel est l’occasion de dévoiler votre personnalité et de voir vos collègues sous un autre jour.

Ne pas rester dans son coin

Sautez sur l’occasion pour côtoyer des collègues avec qui vous avez habituellement peu de rapports, voire même des personnes plus élevées dans la hiérarchie de l’entreprise… Surtout ne partez pas le premier ; vous passeriez pour l’associable de service. Et ce même si vous vous ennuyez à mourir, essayez quand même d’en profiter. Et rappelez-vous que son organisation a certainement pris beaucoup de temps à quelqu’un. Par politesse, restez encore un peu…

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Victime de remarques sexistes, témoignez !

Du nouveau dans la lutte anti macho! Le site Paye ton taf recense des témoignages de femmes victimes de dérapages sexistes ou de harcèlement sur leur lieu de travail.

Les femmes victimes de remarques sexistes au bureau peuvent désormais témoigner sur le site et les comptes Twitter et Facebook de Payetontaf. L’occasion de libérer la parole et de dénoncer ces dérapages.

en-1945-un-guide-sexiste-vantait-les-qualites-de-la-parfaite-secretaire_width620-credit-photo-hagley-museum-and-librarySaviez-vous qu’en 1945, un guide sexiste vantait les qualités de la parfaite secrétaire : « Au milieu du siècle dernier, écrit Margot Nicodème dans Biba, la femme se devait d’être une bonne maîtresse de maison et une bonne mère de famille. Et au travail, elle devait être dédiée à son supérieur, comme le montre le manuel de « la super secrétaire ». Non, vous ne rêvez pas. Rappelons que la secrétaire d’État chargée des Droits des femmes, Pascale Boistard s’en était pris l’été dernier à la publicité pour les Galeries Lafayette, qu’elle qualifiait de « sexiste ». Et pour cause ; on y voyait une jeune femme le corps halé et huilé, entièrement nue et le bikini tenu au bout du pied.

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Eh bien les remarques sexistes se poursuivent aujourd’hui ! C’est en tout cas ce que démontre la centaine d’histoires déjà publiées sur le site et les comptes Twitter et Facebook de Paye ton taf, 24 heures après son ouverture.

Photo Getty Images/Blend Images et DR

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Assistante, un poste clé mais encore mal payé

Malgré leurs attentes envers les missions qu’ils leur confient, les managers ne semblent pourtant pas prêts à augmenter les assistants. Seuls 19% d’entre eux estiment en effet que leur salaire brut devrait dépasser 2.000 euros brut mensuel.

Elles ont le sens du relationnel (pour 99% des managers), l’autonomie (98%), la maîtrise des nouveaux modes de communication (91%) et enfin la capacité à prendre des décisions (63%). Comme le rappelle le site Ifocop ; les assistantes sont le « véritable pivot entre le manager, l’équipe et différents interlocuteurs et se voient confier de plus en plus de tâches à forte valeur ajoutée : gestion des achats, gestion des stocks, gestion des appels d’offres, assistance à la clientèle, suivi de dossiers clients, création de modèles de documents, etc.

Reste qu’on les considère moins bien que d’autres professionnels ayant le même niveau d’étude. « Une assistante de direction et un technicien ont par exemple le même niveau de diplôme, mais pas le même salaire », pointe l’économiste Rachel Silvera,. En cause, des stéréotypes et préjugés qui imprègnent profondément les grilles de salaires. C’est ce qui ressort d’un récent sondage Opinionway pour Randstad selon lequel les managers (91%) jugent que ces derniers ont un rôle central au sein de l’organisation.

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Secrétaire 2.0 : la profession évolue, les stéréotypes demeurent

On a beau constater que les métiers de l’assistanat évoluent et plutôt dans le bon sens, l’image de la secrétaire dévouée à son boss et apportant le thé n’est, elle, pas prête de changer.

La secrétaire d’aujourd’hui n’a sans conteste rien à voir avec celle d’hier. Dans son ouvrage « Mon chef, ce héros : Assistantes, rebellez-vous ! », Sabrina Bellahcene  observe que « si les secrétaires restent des facilitatrices de vie, les nouveaux outils de communication ont complètement bouleversé la donne. Il est rarement question de saisie ou de mise en forme, comme dans l’imagerie de la secrétaire des années 1960.

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Le modèle de la secrétaire, soit jolie et stupide, soit âgée et dotée d’un chignon, est sans conteste dépassé. Au bureau en revanche, les stéréotypes ont la peau dure : « Tu es gentille mais on ne te demande pas ton avis », « Pourquoi ne portes-tu pas des tailleurs, n’aie pas peur d’être féminine ! ». De même, le concept de l’assistante dévouée à une seule personne n’existe plus. Aujourd’hui une secrétaire doit être polyvalente, anticiper les besoins.

Certes mais les stéréotypes demeurent. Exécutante d’ordres, séductrice, peu diplômée, le site secretaire-inc.com énumère tous ces clichés. On leur reconnait le fait d’être bien organisées mais dans l’esprit collectif, elles sont trop bavardes écrit Patrick Scharnitzky dans « Stéréotypes en entreprise » (Editions Eyrolles). « Ces raccourcis pèsent sur la performance même de l’entreprise. Sur le business ! » assure ce psychosociologue.

La faute à qui ? « Au comportement de certaines femmes », assurent Bénédicte, journaliste, qui serre les poings quand elle voit quotidiennement, l’assistante de son rédacteur en chef lui apporter son thé.  Un comportement qui rappelle l’image d’Epinal de la secrétaire véhiculée par le cinéma, les séries télé, les bandes dessinées, bref, l’entreprise du divertissement dans toute sa pluralité. L’étude de l’IMS-Entreprendre pour la Cité  met elle en évidence des corrélations fortes entre le degré de satisfaction au travail et les stéréotypes. Les managers hommes qui disent être les plus satisfaits par leur travail (donc potentiellement les moins frustrés au moins sur le plan professionnel) sont aussi ceux qui expriment les stéréotypes les moins négatifs envers les femmes. Comme si les deux étaient liés. On voit bien la dimension affective que revêtent les stéréotypes. Le rejet des femmes devient un moyen de déplacer une forme de mal-être au travail.

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